Comment rater vos brainstormings?

Comment rater vos brainstormings?

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Vous voulez vraiment rater vos Brainstormings ?

C’est simple : vous n’avez qu’à suivre les indications des nombreux articles ou publications qui paraissent ces temps-ci sur le Brainstorming.

Donc :

  • vous constituez un groupe homogène, avec des participants de la même « famille »,
  • vous l’installez dans un environnement peu inspirant, par exemple « une salle de séminaire grisâtre parfumée au café froid »,
  • vous lui confiez une problématique « constipante » et stressante, sans préparation préalable,
  • vous distribuez des post-its et des marqueurs et vous laissez faire, avec bienveillance,
  • de toute façon, vous fonctionnez sans règles ni structure,
  • vous encouragez le délire, vous incitez les participants à « brailler » les idées les plus farfelues,
  • et surtout vous ne concrétisez pas les idées, mais vous vous contentez de couvrir les murs de post-its.

Etonnez-vous après de ne produire que « des idées rebattues, des poncifs, sans saveur ni audace, le tout dans un vague consensus mou » !

Halte au Brainstorming bashing !

Depuis quelque temps on lit dans la presse et les publications spécialisées des mises en cause du Brainstorming : « Oubliez vos méthodes de Brainstorming », « Brainstorming, la créativité de groupe en question », « Les Brainstorming ne marchent pas », … On lit que « le Brainstorming encourage le conformisme », … On cite des études qui montrent qu’il est inefficace. On va jusqu’à affirmer que l’intelligence individuelle est supérieure à l’intelligence collective.

Ce n’est pas nouveau, mais cette tendance s’accentue.

Alors, que faut-il en penser ?

Que les détracteurs du Brainstorming en ont une représentation caricaturale. Ils le réduisent le plus souvent à la simple utilisation de post-its, ils en donnent l’image d’un déballage d’idées loufoques, d’un délire incontrôlé où on laisse les gens se crier dessus, … Pas étonnant alors que ça ne marche pas !

Que d’amalgames, de raccourcis, par ignorance, paresse ou même sottise !

Alors qu’est-ce qu’un « vrai » Brainstorming ?

C’est d’abord une technique de génération d’idées, mise au point par Alex Osborn, publicitaire américain, peu avant la deuxième guerre mondiale.

Elle consiste à réunir plusieurs personnes pour produire en commun le plus grand nombre d’idées sur une problématique, en respectant quelques règles : non censure ni jugement, écoute et association sur les idées des autres (règle souvent oubliée), expression concise, place à l’imagination, acceptation des idées « folles ».

Mais dire cela ne suffit pas.

Il faut au préalable bien formuler la problématique sur laquelle portera le Brainstorming : c’est le premier acte de la créativité, et le plus important : poser une question motivante, avec un véritable enjeu, le bon sujet ni trop ouvert, au risque de se disperser, ni trop fermé, au risque d’être prisonnier d’une solution.

Puis, la constitution du groupe est essentielle : ni trop petit (pas moins de 6) ni trop grand (pas plus de 10), et surtout composé de participants différenciés, non « consanguins », de tous secteurs, de fonctions et formations variées.

Le rôle de l’animateur est essentiel : il ne se contente pas de « distribuer des post-its, et de favoriser la liberté d’expression sous un regard bienveillant », mais il stimule, il donne de l’énergie, il relance, il veille au respect de l’objectif et des règles, tout en gardant la plus stricte neutralité vis-à-vis des idées émises.

Et enfin, il ne faut pas se contenter d’aligner des idées, mais il faut les travailler, les enrichir, les approfondir, les concrétiser pour construire ensemble des solutions, et, à la fin, les sélectionner et les évaluer – car, oui, il y a bien un jugement, contrairement aux idées reçues, mais il est différé. Sinon on en reste à un catalogue de « voeux pieux ».

Bref, le Brainstorming suit un processus organisé qui n’a rien à voir avec les caricatures habituelles !

Alors, le Brainstorming est-il efficace ?

Oui, s’il est mené avec le professionnalisme et la rigueur nécessaire. Sinon, on n’ira pas plus loin qu’une simple « Purge des esprits », c’est-à-dire un relevé des idées déjà en cours.

Mais il ne faut pas en attendre des miracles : le Brainstorming a ses limites et il existe d’autres méthodes qui permettent d’aller plus loin dans l’innovation. Mais toutes suivent les mêmes principes et les mêmes règles que le Brainstorming qui est en quelque sorte la « matrice » de toutes les méthodes de créativité.

Et puis, même si des études le mettent en cause (au fait, sur quels critères ?), la pratique montre que le Brainstorming produit des solutions, bien sûr, mais aussi qu’il apporte de la cohésion, de l’implication, de la joie même, et plus de facilité dans la mise en œuvre des solutions.

Enfin, il est vain d’opposer, comme on le lit souvent, la démarche individuelle et la démarche de groupe : les deux sont complémentaires, mais le mythe de l’inventeur génial solitaire qui reçoit l’inspiration divine est encore tenace.

Voilà donc la bonne recette pour réussir les Brainstorming, une recette que finalement peu connaissent et appliquent. Je l’applique depuis bientôt 40 ans, et toujours avec succès. Comme le disent mes clients : « Nous n’aurions jamais imaginé que nous aurions autant d’idées, et autant de bonnes idées » !

Paul-Hubert des Mesnards

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